Le développement durable est trop souvent présenté comme une cause réservée aux mamans de gauche « woke » qui se déplacent en vélo cargo.

Elisabeth Van Lierop est la fondatrice et l'initiatrice de Slow Up for Humanity » ; elle avait auparavant organisé « Show Up for Humanity 2025 et « 505 Concerts for Humanity 2024. Son travail se situe à la croisée de la narration, du développement durable et du bien-être collectif, explorant la manière dont les récits culturels façonnent notre façon de vivre, de consommer et d'interagir les uns avec les autres dans une société où tout s'accélère sans cesse.
Elle s'interroge sur l'urgence et la complexité des défis actuels :
« Le développement durable est trop souvent présenté comme l’apanage des mamans de gauche « woke » qui se déplacent en vélo cargo. Pourtant, des études montrent que la plupart des gens souhaitent sincèrement faire de leur mieux les uns pour les autres et pour la planète. Et pourtant, le burn-out, les problèmes de santé mentale et la solitude ne cessent de se multiplier. Dans le même temps, nous épuisons la planète : le « Jour du dépassement » de la Belgique tombe dès le mois d’avril, les PFAS sont présents dans notre eau, la qualité de l’air est médiocre, le plastique envahit les océans, les calottes glaciaires fondent et 7 des 9 limites planétaires ont déjà été franchies.
Nous ne cessons de nous bousculer les uns les autres. Nous déposons à la hâte nos enfants dans des crèches et des écoles surpeuplées, toujours pressés, apaisant notre culpabilité en achetant des choses dont nous n’avons pas vraiment besoin, souvent fabriquées dans des conditions inhumaines. L’exigence constante de disponibilité, de productivité et de consommation nous épuise, met à rude épreuve nos relations et sape la planète.
Cela ne peut pas rester un débat opposant la gauche à la droite. Cela nous concerne tous. Peut-être est-il temps de se demander qui profite réellement d’une croissance sans fin, de la primauté de la rapidité sur la bienveillance, de l’efficacité sur l’humanité.
Une seule journée de ralentissement ne suffira pas à régler ce problème. Mais cela peut être un nouveau départ. Un moment pour réfléchir à ce qui compte vraiment, et pour relancer le débat sur le bien-être de tous, plutôt que sur la croissance au profit de quelques-uns.
La vraie question est la suivante : comment pouvons-nous nous unir pour construire un avenir viable et une société plus humaine ? »
Slow Up for Humanity sur cette idée : celle selon laquelle ralentir, même brièvement, peut créer un espace permettant de sortir des discours habituels et de se poser de meilleures questions sur les systèmes dans lesquels nous vivons.
« Le développement durable est trop souvent présenté comme l’apanage des mères de gauche “woke” qui se déplacent en vélo cargo. Alors que des études montrent que la plupart des gens souhaitent en réalité faire de leur mieux pour les autres et pour la planète. Et pourtant, nous continuons à courir sans cesse, nous déposeons nos enfants à la hâte le matin devant une crèche ou une école bondée, toujours pressés, nous apaisons notre culpabilité en achetant des objets dont nous n’avons même pas vraiment besoin, souvent fabriqués dans des conditions inhumaines. Le burn-out, les troubles mentaux et la solitude ne cessent de croître. Parallèlement, nous épuisons la planète : le « Overshoot Day » belge tombe déjà en avril, les PFAS dans notre eau, la mauvaise qualité de l’air, le plastique dans les océans, la fonte des calottes glaciaires et 7 des 9 limites planétaires ont été dépassées.
La pression constante qui nous pousse à être toujours disponibles, productifs et consommateurs nous épuise, met nos relations à rude épreuve et porte atteinte à la planète. Cela ne doit pas rester un débat gauche-droite, car cela nous concerne tous. N’est-il pas temps de nous demander qui tire profit d’une croissance sans fin, de la rapidité au détriment de la bienveillance, de l’efficacité au détriment de l’humanité ? Ralentir le rythme pendant une seule journée ne résoudra pas le problème. Mais cela peut constituer un nouveau départ. Un moment pour réfléchir à ce qui compte vraiment pour nous, et pour relancer le débat sur le bien-être de tous, plutôt que sur la croissance au profit de quelques-uns.
« La vraie question est la suivante : comment pouvons-nous, ensemble, garantir un avenir viable et une société plus humaine ? »